RoHS : les dérogations concernant le plomb, le cadmium et le mercure sont-elles toujours justifiées ?
La directive RoHS va peut-être bientôt évoluer. Cette directive de l´Union européenne restreint progressivement depuis 2003 la teneur en substances dangereuses des produits électroniques et électriques.
Les demandes actuelles de révocation et de renouvellement d’exemption au titre des annexes III et IV de la directive 2011/65/UE sont en cours d’examen, concernant l’utilisation du plomb, du cadmium et du mercure. Parmi les arguments avancés figurent notamment une transition intervenant avant que les parties prenantes ne soient pleinement préparées, l’absence ponctuelle de véritables alternatives (par exemple pour certaines applications LED), ou encore le coût économique et environnemental du renouvellement des équipements.
S'agit-il de préoccupations légitimes ou d'un manque de préparation et d'adaptation de la part des fabricants ?
Bien que nécessaires, les transitions matérielles et énergétiques demandent du temps pour être mises en œuvre de manière efficace, durable et économiquement viable. Des dérogations similaires ont déjà été accordées par le passé. La Commission européenne va désormais examiner les demandes d´aujourd´hui.
La consultation se déroule jusqu'au 1er août 2026. Pour plus d'informations, consultez les cas de consultation gérés par l’Öko-Institut et les analyses du Product Compliance Institute.
Quel est votre point de vue et quelle est votre expérience en la matière ? Ces dérogations sont-elles encore nécessaires, ou le secteur est-il désormais prêt à s'en passer ?